Une histoire au service du changement.
Depuis 1978, l’Atelier Théâtre Burkinabè fait de la scène un espace de création, de dialogue citoyen et de transformation sociale.
1978
D’une vision audacieuse à une institution.
Tout commence avec Prosper Kompaoré et un groupe de jeunes étudiants et amis passionnés.
Créée le 18 juin 1978 sous le nom d’Amateurs du Théâtre Voltaïque (ATV), la troupe se donne dès l’origine une mission claire : contribuer au développement du pays par l’éveil des consciences. Elle défend un théâtre africain nouveau, ouvert aux formes modernes et profondément enraciné dans les valeurs culturelles du terroir.
« Le théâtre au service du développement. »
Une trajectoire qui traverse le temps.
Des premières tournées rurales aux programmes de formation et aux réseaux internationaux, chaque étape a consolidé une même ambition : faire du théâtre une force d’action collective.
Naissance des ATV
Prosper Kompaoré et de jeunes passionnés fondent les Amateurs du Théâtre Voltaïque, avec la volonté de mettre la création artistique au service du développement.
Le théâtre rural
La troupe sillonne les villages des Vallées de la Volta. Les représentations, suivies de débats en langues nationales, rapprochent la scène des réalités communautaires.
Le théâtre de quartier
L’ATV aborde au cœur des villes la scolarisation, la délinquance, l’alcoolisme ou l’apartheid, et invite progressivement le public à intégrer le jeu.
L’adoption du Théâtre-Forum
La participation du public devient une méthode structurée : les spectateurs montent sur scène pour éprouver leurs propres solutions face aux situations présentées.
De l’ATV à l’ATB
La troupe devient l’Atelier-Théâtre Burkinabè. Le mot « Atelier » affirme sa vocation de laboratoire permanent de recherche, d’apprentissage et de création.
Une dynamique internationale
Le premier regroupement du futur Festival international de théâtre pour le développement, puis le « Franco-forum », ouvrent une nouvelle ère de coopération.
Un ancrage durable
L’inauguration du siège de l’ATB offre à la compagnie un espace propre pour créer, former, accueillir et développer ses activités.
L’opération « Semailles »
L’expérience de l’ATB se démultiplie à travers la création de troupes autonomes conduites par d’anciens comédiens-formateurs de la maison.
Jeunesse, exigence et réseau
Le CASEO et le Concours de Théâtre Forum structurent l’émulation artistique. En 1998, l’ATB participe aussi à la création du Réseau africain du Théâtre pour le Développement.
Alliance 2000 et le CAPO
L’Espace Alliance 2000 est inauguré. Deux ans plus tard naît le Concours Artistique du Primaire de Ouagadougou, aujourd’hui programme emblématique de transmission.
De nouvelles formes participatives
Le théâtre communautaire, puis le théâtre procès, approfondissent l’implication des populations dans l’analyse des problèmes et la recherche de réponses concrètes.
Un héritage vivant
L’ATB poursuit ses créations, ses formations et ses actions citoyennes, tout en transmettant près d’un demi-siècle d’expertise aux nouvelles générations.
Cinq étapes d’une même quête.
Au fil des décennies, l’ATB a expérimenté des formes toujours plus participatives. Leur dénominateur commun reste l’interactivité : permettre au public de comprendre, de prendre la parole et d’agir.
Théâtre rural
Une représentation au plus près des villages, prolongée par le dialogue en langues nationales.
Théâtre de quartier
Une intervention directe dans les cités autour des préoccupations sociales du quotidien.
Théâtre-Forum
Le spectateur devient « spect-acteur » et teste sur scène des pistes de changement.
Théâtre communautaire
La communauté raconte, joue et analyse elle-même ses réalités avec l’appui d’animateurs.
Théâtre procès
Le public débat comme un jury, confronte les arguments et participe au verdict final.
Du Burkina Faso au monde.
Avec l’appui de nombreux partenaires, l’ATB a formé des troupes provinciales et accompagné la diffusion du Théâtre pour le Développement en Afrique et au-delà. Son expérience a inspiré des artistes, des structures culturelles, des chercheurs et des communautés sur plusieurs continents.
Des distinctions qui saluent un engagement.
Ces récompenses témoignent de l’exigence artistique de l’ATB et de la portée de son action culturelle et sociale.
Prix du spectacle vivant de la Francophonie
Premier prix obtenu aux Rencontres francophones du spectacle à Sancoins, en France.
Grand Prix national de théâtre
Premier prix remporté avec la pièce « L’Or du diable » au Théâtre populaire de Koudougou.
Premier prix au FESTHEF
Une nouvelle reconnaissance internationale obtenue au Festival de Théâtre de la Fraternité au Bénin.
Prix LOMPOLO
Meilleure mise en scène et meilleure compagnie de sensibilisation en 2013, puis meilleure compagnie théâtrale en 2014.
Rencontrer celles et ceux qui font vivre cette histoire.
L’histoire continue avec chaque nouvelle rencontre.
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